Le Morane -Saulnier A1 fin prêt

Dernier point de colle posé le vendredi 30 décembre : 150 heures de travail, un peu de sueur, plus de sciure, beaucoup de plaisir.

Au début, j’étais très vigilant sur le poids, mais je me suis pris au jeu de la construction et au final, en ordre de vol, il affiche 250 g, soit une charge alaire de 28 g / dm2. C’est lourd, très lourd, j’en ai conscience. Je crois ne savoir construire que des fers à repasser 🙂

Le samedi matin à Saint Auban, les moustachus m’avaient même conseillé de démonter l’électronique et de l’exposer dans mon salon. C’est vrai que j’ai cherché à le maquetiser, le Sopwith Camel de François ayant été pour moi une source d’inspiration, bien que je sois loin d’avoir son talent.
Dimanche, j’ai eu longuement Patrice qui m’a donné le même conseil. En fin de journée, j’étais un peu dépité, car j’aurais tant aimé le voir prendre les airs.
Lundi matin, depuis mon bureau, je vois les branches les plus hautes de mon olivier cesser de frétiller. Mon sang ne fait qu’un tour. J’embarque l’appareil dans ma voiture et descends à l’aérodrome d’Oraison. Je commence par faire quelques « gammes » avec le mini Baron. Après 10 minutes de vol, je le pose, m’assieds et fais quelques exercices de concentration et de calme intérieur.
Et je me lance.Le décollage se fait sans problème. Quelques coups de trims. Il manque un peu de piqueur, il a tendance à cabrer, mais rien de rédhibitoire.
Après plusieurs batteries et 20 minutes de vol, je souris comme un gamin : mon premier projet de construction a abouti, et j’ai eu la chance, certes sur un coup de tête, de tester le premier vol.
Très content et heureux.
J’y suis retourné mardi après avoir apporté quelques modifications, liées au centre de gravité et au piqueur. Il a repris les airs, tout s’est déroulé sans souci.

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